La méthode du pré-mortem est une technique d’anticipation des risques développée par le psychologue américain Gary Klein (2007).
Elle consiste à imaginer qu’un projet a échoué, puis à analyser a posteriori les causes de cet échec… mais avant même le lancement du projet.
👉 C’est une sorte d’autopsie inversée qui permet de voir en avance ce qui pourrait mal tourner.
Comment fonctionne un pré-mortem ?
- L’équipe se projette dans le futur et suppose que le projet est un échec.
- Chaque membre liste toutes les causes possibles de cet échec.
- Ces causes sont analysées pour anticiper les vulnérabilités et renforcer le plan d’action.
Objectifs du pré-mortem
- Détecter des risques invisibles lors de la planification.
- Réduire l’impact des biais cognitifs (excès de confiance, biais de confirmation, pensée de groupe).
- Améliorer la qualité des décisions stratégiques.
- Renforcer la gestion de projet et limiter les angles morts.
Domaines d’application
La méthode du pré-mortem est largement utilisée en :
- Management : fiabiliser les projets d’équipe.
- Entrepreneuriat : anticiper les risques d’un lancement.
- Investissement : évaluer les scénarios d’échec avant une prise de position.
- Gestion des risques : sécuriser des projets complexes.
Termes associés
- Analyse prospective des échecs
- Autopsie inversée
- Analyse préventive des risques
